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2023/12/12


PARCOURS PRÉSENCE

Exposition au Centre pompidou
Musée national d'art moderne, niveau 4
15.11.23 - 13.05.24

Vernissage jeudi 23 janvier 2024

avec Armand Jalut, Isabelle Le Minh, de Chloé Quenum Stéphanie Saadé 


Le Fonds de dotation Centre Pompidou Accélérations est né en 2018 d’une rencontre entre le Centre Pompidou et des entreprises convaincues qu’il faut, pour imaginer le monde de demain, dialoguer avec la création artistique d’aujourd’hui. En 2023, le programme a permis de faire entrer dans la collection du Musée national d’art moderne des œuvres de Stéphanie Saadé, d’Isabelle Le Minh, de Chloé Quenum et d’Armand Jalut. Ces œuvres ont été conçues lors d’une résidence des quatre artistes dans quatre entreprises : BNP Paribas Banque Privée, Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté, le Fonds de dotation Teréga Accélérateur d’Énergies et Tilder.
Le thème de réflexion proposé aux artistes était celui de la présence.


Centre Pompidou
Place Georges-Pompidou
75004 Paris

https://www.centrepompidou.fr

2023/11/16




POSTLUDE
Exposition solo à la Galerie Christophe Gaillard, Paris

18.11 - 23.12.2023    

Vernissage samedi 18 novembre de 16h à 20h

Depuis ses premiers travaux au début des années 2000, Isabelle Le Minh élabore un corpus d’œuvres à l’aune des perspectives nouvelles induites par le déclin de la photographie analogique et le passage à l’ère numérique. Ou devrions-nous dire plutôt digitale ? L’anglicisme, doublé d’un faux-ami, remet le doigt (l’index ?) et, par synecdoque, la main au centre d’une pratique dont, justement, la part artisanale, manuelle, est supposée avoir disparu.
 
L’exposition reprend le fil des travaux d’Isabelle Le Minh avec une pièce de sa série emblématique Digitométries (2015) – également présentée actuellement dans l’exposition « Épreuves de la matière » à la BnF. S’étant longtemps intéressée à la persistance, dans notre culture visuelle, des œuvres-jalons de l’histoire de la photographie, Le Minh explore depuis quelques années un autre aspect du legs du médium : la mémoire de son passé industriel. 

Texte de présentation écrit par Sonia Voss. Lire la suite ici.



Galerie Christophe Gaillard
5 Rue Chapon
75003 Paris
 

2023/10/09


ÉPREUVES DE LA MATIÈRE
La photographie contemporaine et ses métamorphoses 
Exposition  à la BNF, Paris

10.10.2023 - 04.02.24    

Vernissage lundi 16 octobre 2023

Commissaire : Heloïse Conésa

Traversé par de multiples explorations plastiques, le questionnement autour de la matière irrigue tous les champs de la photographie, du processus créatif à la présentation des images. Prenant appui sur la riche collection de photographies contemporaines de la BnF, l’exposition révèle les capacités de métamorphose de la matière photographique mais aussi sa possible disparition. À travers les œuvres singulières de près de deux cents photographes français et étrangers se dévoile une histoire sensible et incarnée de la photographie.




Bibliothèque nationale de France 
Galerie 2
Quai François Mauriac,
75706 Paris Cedex 13

2023/10/08




NOIR & BLANC : une esthétique de la photographie

Exposition à la BNF, Paris
17.10.2023 - 21.01.24
Vernissage lundi 16 octobre 2023


Commissaires : Sylvie Aubenas, Heloïse Conesa, Flora Triebel, Dominique Versavel

Cette exposition rassemble des chefs-d’œuvre en noir et blanc issus des collections photographiques de la Bibliothèque nationale de France. Nadar, Man Ray, Ansel Adams, Willy Ronis, Helmut Newton, Diane Arbus, Mario Giacomelli, Robert Frank, William Klein, Daido Moriyama, Valérie Belin… : les grands noms de la photographie française et internationale sont réunis dans un parcours qui présente environ 300 tirages et embrasse 150 ans d’histoire de la photographie en noir et blanc, depuis ses origines au XIXe siècle jusqu’à la création contemporaine.

Plus d'infos ici.


Bibliothèque nationale de France
Galerie 2
Quai François Mauriac,
75706 Paris Cedex 13


2023/07/05

 

PENTAMENT 
Exposition au Musée des techniques de Dresde (TSD)
06.07 - 23.09.23

Vernissage le 6 juillet à 19h

    
Isabelle Le Minh établit un lien entre les arts visuels et l'histoire de l'industrie, comme l'indique le titre de son exposition à Dresde. PENTAMENT est un néologisme, une contraction de la firme VEB Pentacon (Dresde) et du mot Pentimento qui désigne les traces de repentir en peinture et inclut également la possibilité d'une réinterprétation ultérieure.
Depuis le début de l'année 2021, l'artiste et photographe française Isabelle Le Minh a mené des recherches approfondies dans les collections de photos et d'objets des collections du Musée des techniques. Elle en présente le résultat - trois groupes d'œuvres entièrement nouveaux - sous la forme de grandes installations dans la salle d'exposition temporaire. Le Minh utilise des stratégies d'appropriation artistique, de déplacement de sens et de signification, ainsi que le détournement des techniques de représentation. Elle cite et réinterprète des formes de présentation muséales et médiatiques historiques.

Texte de présentation écrit par Andreas Krase, lire la suite en v.o. ici 



Technische Sammlungen Dresden
Junghansstraße 1 – 3
(Eingang Schandauer Straße)
01277 Dresden
www.tsd.de

2023/07/04


 SYNCHRONICITÉS (ENGRAM)

Présentation au Musée des Beaux-arts de Dijon, commissaire : Agnès Werly
03.07 - 02.10.2023
Vernissage lundi 03 juillet à 16h30

  

Une nouvelle œuvre a fait son apparition au musée des Beaux-Arts : il s'agit de Engram, une œuvre pour le moins étonnante, réalisée par l'artiste Isabelle le Minh. Elle rejoint les collections XXe siècle du 2ème étage jusqu'au 2 octobre prochain.

Un hommage à Nicéphore Niépce et la photographie : 


Engram est une œuvre qui propose une réflexion sur l'origine de l'image photographique et rend ainsi hommage à son inventeur, Nicéphore Niépce. Présenté sous la forme d'un « mirroir magique » et lorsqu'il est éclairé, cet objet projette par réflexion une image légérèment fantomatique. En effet, un message invisible à l'œil nu est gravé à l'intérieur et est révélé grâce à la lumière. 


Lire la suite ici et télécharger le communiqué de presse


Oeuvre réalisée dans le cadre du Fonds de dotation Centre Pompidou Accélérations suite à une résidence de plusieurs mois au sein de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté.

Musée des Beaux-arts de Dijon
Palais des ducs et des États de Bourgognes
51000 Dijon
https://beaux-arts.dijon.fr

2023/06/20


SYNCHRONICITÉS (FAILOGRAM)

Présentation au FRAC Franche-comté, Besançon, commissaire : Sylvie Zavatta, directrice du Frac

22.06 - 27.08.2023   

Vernissage jeudi 22 juin à 18h30


Isabelle Le Minh a été sélectionnée pour participer au projet de dialogue entre le monde de l’entreprise et le monde de l’art proposé par le Fonds de dotation Centre Pompidou Accélérations.

Pour sa troisième saison, le Fonds a proposé « la présence » comme thème fil rouge et a invité, sous le Commissariat de Michel Gauthier, Conservateur du Mnam, Isabelle Le Minh à participer à une résidence de plusieurs mois au sein de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté pour y créer une oeuvre et participer à une expérience humaine inédite.


« Mes recherches sur l’héliographie m’ont amenée à regarder de plus près le procédé développé par Niépce pour réaliser Le point de vue du Gras (1827). Il s’agit d’une image réalisée sur une plaque d’étain polie recouverte de bitume de Judée […]. Il s’agit d’un goudron naturel connu depuis l’Antiquité comme liant. Il fut utilisé notamment par les Égyptiens pour embaumer les momies, ce qui résonne étrangement avec les mots d’André Bazin qui dans son fameux texte, Ontologie de l’image photographique, utilise l’expression « complexe de la momie », pour définir le besoin de résister au temps en sauvegardant les apparences physiques, une fonction que la photographie a depuis longtemps prise en charge, jouant en quelque sorte le rôle d’embaumement.
[…]
Le procédé de Niépce repose sur le durcissement du bitume de Judée lorsqu’il est exposé à la lumière. Cependant, ce durcissement n’est qu’apparent car le bitume est en réalité une poix.
L’expérience de la goutte de poix (Pitch Drop Experiment), supposée être la plus longue expérience scientifique en laboratoire, fut initiée en 1927 en Australie à l’Université du Queensland par le professeur Thomas Parnell en vue de démontrer que cette substance d’apparence solide à température ambiante est en réalité visqueuse. Dans cette expérience encore en cours, de la poix placée sous forme solide dans un entonnoir s’écoule très lentement, à raison d’une goutte par décennie. Neuf gouttes sont tombées à ce jour, sans que personne n’ait jamais pu assister à leur chute. Pire, par une ironie du sort, la webcam installée pour filmer la chute de l’avant-dernière goutte est tombée en panne le jour crucial. Aujourd’hui cette expérience « culte » est accessible en direct et en streaming sur une page web consultée par cent mille internautes chaque année. L’expérience a été réitérée ailleurs, notamment au Trinity College à Dublin en 1944, où la chute d’une goutte a enfin pu être filmée. »

Lire la suite ici.



Frac Franche-Comté
Cité des arts
2, passage des arts
25000 Besançon
https://www.frac-franche-comte.fr

2022/09/12


MONUMENT

Exposition au CRP/ Centre régional de la photographie, Douchy-les-Mines
17.09 - 06.11.22
Vernissage samedi 17 septembre 2022

Josef Koudelka, Anne-Marie Filaire, Claude Dityvon, Bernard Plossu, Graciela Iturbide, Mylayne, Stanley Greene, Marie-Paule Nègre, Ângela Ferreira, Raymond Depardon, Jean-Loup Sieff, Mario Giacomelli, Yves Auquier, Paulo Nozolino, Sebastião Salgado, Sergio Larrain, Marc Pataut, Isabelle Le Minh, Bogdan Konopka, Willy Ronis, Zofia Rydet, Denis Roche, Magdi Senadji, Sabine Weiss et les artistes des archives du CRP/.

Laboratoire expérimental autour du médium, le CRP/ s’est, de tout temps, appliqué à défendre une photographie exigeante et radicale. La collection reflète cet engagement auprès des auteurs et une action constante en faveur d’une création éclectique. Résidences, commandes ou missions photographiques, le CRP/ doit la richesse de son fonds à sa capacité à produire avec les photographes. Prélude ou introduction à une série de seize expositions consacrées à la collection, Monument marque l’événement en mettant à l’honneur ceux qui ont contribué à marquer l’histoire de la photographie, autant que celle de ce lieu à part.

Plus d'infos...

CRP/
Place des Nations
59282 Douchy les Mines
www.crp.photo

2021/01/02

 



Exposition NOIR & BLANC, une esthétique de la photographie au Grand Palais, Paris

Exposition du 16 décembre 2020 au 1er février 2021    Exposition reportée !
Ve-Lu : 10h-20h
Me : 10h-22h

Commissaires : Sylvie Aubenas, Heloïse Conesa, Flora Triebel, Dominique Versavel

L’apparition de la photographie couleur au cours du XXe siècle aurait pu signer la fin du noir et blanc, dont l’usage s’est pourtant maintenu. De contrainte technique ou économique, la photographie monochrome est devenue au mitan du siècle un parti pris artistique. Réputée élitiste et passéiste, elle représente, pour ses défenseurs, un gage d’excellence graphique et plastique, de poésie, de mise à distance symbolique, d’universalité : pour eux, elle est LA photographie. La BnF est un haut lieu de collection du noir et blanc. Dans les années 1970-1980, elle a accompagné l’engagement de ces auteurs face à l’ivresse plasticienne de la couleur. Aujourd’hui, elle soutient le renouveau des pratiques monochromes, notamment argentiques. L’exposition propose une traversée formelle de ces richesses, en s’affranchissant de toute contrainte chronologique. En présentant côte à côte les œuvres de 204 photographes de 36 pays, elle en souligne les traits stylistiques communs : contrastes, effets d’ombre et de lumière, rendus de matières par un nuancier de demi-teintes. Par son foisonnement, elle invite à percevoir toute la puissance et la vivacité créatrice du noir et blanc.


GRAND PALAIS, GALERIES NATIONALES
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

2020/10/24



Exposition Les vies minuscules, festival ¡ Viva Villa ! à La Collection Lambert en Avignon


Inauguration samedi 24 octobre 2020 

Exposition du 24 octobre 2020 au 14 mars 2021
Ma-di, 11h-18h

Commissaire : Cécile Debray

Avec les œuvres de : Nathalie Azoulai, Sammy Baloji, Thomas Andrea Barbey, Frédérique Barchelard & Flavien Menu, Jonathan Bell, Pierre Bellot, Benjamin Karim Bertrand, Hugo Capron, Marine de Contes, Benjamin Crotty, Pauline Curnier Jardin, Bastien David, Hugo Deverchère, Mimosa Echard, Flore Falcinelli, Clément Fourment, Samuel Gratacap, Étienne Haan, Valentina Hristova, Sara Kamalvand, Mathieu Larnaudie, Isabelle Le Minh, Anne Le Troter, Native Maqari & Simon Rouby, Leticia Martínez Pérez, Luz Moreno & Anaïs Silvestro, Benjamin Mouly, François Olislaeger, Laurel Parker & Paul Chamard, Blaise Perrin, Daniel Pescio, Pétrel | Roumagnac, Émilie Rigaud, Francisco Rodríguez Teare, Baptiste Rossi, Louise Sartor, Fanny Taillandier, Sébastien Thiéry, Mikel Urquiza, Guillaume Valenti, Jeanne Vicerial, Keke Vilabelda, Sara Vitacca, Justin Weiler, Alexandre Westphal, Katarzyna Wiesiolek.


Conçu par la Casa de Velázquez, la Villa Kujoyama et l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, le festival ¡ Viva Villa ! est né d’une volonté commune de créer avec le public français un rendez-vous régulier en réunissant les artistes accueillis pendant l’année dans ces trois institutions situées à Madrid, Kyoto ou Rome par une exposition, un cycle de films et des spectacles vivants.

Le festival conserve sa vocation première depuis sa création en 2016 : offrir au public un état de la jeune création contemporaine, favoriser une transition vers l’après-résidence par des rencontres avec différents acteurs professionnels et construire un réseau amical et artistique.

Cette exposition du festival des résidences artistiques, ¡ Viva Villa !, se situe à hauteur d’homme, sous l’égide de l’humain et de l’animal, de l’individu et des foules anonymes, de l’espèce et du biographique, des flux migratoires et de l’intime…

Conçue comme un déplacement selon plusieurs focales, depuis l’amplitude de visions cosmogoniques ou fantasmagoriques à l’observation du très proche. L’image de vies minuscules, empruntée à Pierre Michon, semble bien pouvoir désigner les préoccupations actuelles des résidents autour de l’homme social, culturel et anthropologique, le monde qu’il s’est constitué, fait d’objets dérisoires, de paysages construits, de corps fabriqués, de mouvements auxquels il est soumis par l’histoire, sa fragilité voire son insignifiance face à la nature, aux forces géopolitiques, aux épidémies…

La représentation du réel est au cœur d’approches formelles spécifiques telles que le portrait et l’instantané photographique du smartphone, le travestissement ou le carnaval performés, l’enquête historique et la collecte ethnographique sous le mode de l’installation, du dessin, de la peinture figurative, du documentaire relayé par la fiction, de la polyphonie en musique ou du monologue en littérature… Toutes formes qui réinterrogent la catégorie du réalisme, des réalismes, face à un monde ébranlé, menacé par le chaos.

L’état du monde, comme durant toutes les grandes périodes de crise, bat en brèche nombre d’appréhensions construites et consensuelles, que ce soit dans le domaine des sciences humaines, de la science ou de l’esthétique. Face à cette situation mouvante et imprévisible, l’exercice simple de description, d’observation, d’enquête, de recension, d’énumération, apparaît comme le plus efficient – le plus modeste et pourtant le plus foisonnant, subtil et inventif.

Préparé en pleine pandémie, le festival adossé à cette thématique réaliste et humaniste a acquis une tonalité plus aigüe. Les artistes et résidents, au sein de leurs ateliers, confinés, ont parfois infléchi leurs travaux, réagi à la situation exceptionnelle, à l’inquiétante étrangeté de ce temps suspendu, par des œuvres, des journaux de confinement, des recherches historiques sur d’autres épisodes d’épidémie – la peste, le choléra en 1837 à Rome…

C’est un festival marqué par cette période particulière où le doute, la suspension, la réserve et la réflexion sont sous-jacents, souvent exprimés.

Cécile Debray


Collection Lambert en Avignon
5 rue Violette
84 000 Avignon
Tél. +33 (0)4 90 16 56 20
information@collectionlambert.com

2020/09/26

 




Exposition La photographie au regard de l'abstraction
CPIF, Centre Photographique d'Ile de France

Inauguration samedi 26 septembre 2020 

Exposition du 27 septembre 2020 au 21 février 2021
Me-ve, 13h-18h
Sa-di, 14h-18h
 

Commissaire : Nathalie Giraudeau

Avec les œuvres de : Anne-Camille Allueva, Driss Aroussi, Mustapha Azeroual, Eric Baudart, Camille Benarab-Lopez, Jesús Alberto Benítez, Walead Beshty, Juliana Borinski, Broomberg & Chanarin, Michel Campeau, David Coste, Philippe Durand, Nicolas Floc’h, Marina Gadonneix, Jean-Louis Garnell, Isabelle Giovacchini, Lukas Hoffmann, Karim Kal, Anouk Kruithof, Isabelle Le Minh, Chris McCaw, Constance Nouvel, Aurélie Pétrel, Diogo Pimentão, Sébastien Reuzé, Evariste Richer, Meghann Riepenhoff, Alison Rossiter, Doriane Souilhol, Laure Tiberghien, Wolfgang Tillmans, Thu-Van Tran et James Welling. 

Réalisée conjointement par le Frac Normandie Rouen, le Centre Photographique d'Île-de-France, et Micro Onde - Centre d'art de l'Onde, l'exposition La Photographie à l'épreuve de l'abstraction dresse un panorama des relations entre photographie et abstraction dans la création contemporaine. Elle est conçue simultanément dans chacun des trois lieux.

Cet enjeu majeur et actuel dans le domaine de la photographie n'avait jusqu'à présent bénéficié d'aucune exposition d'importance en France. Liée à l'évolution du statut de l'image comme à l'essor des nouvelles technologies depuis les années 1980, une véritable tendance à l’abstraction parcourt aujourd’hui une pluralité de démarches, présentées au sein des trois expositions complémentaires.

Au CPIF, des approches résolument formalistes sont proposées. 

L’accrochage prend notamment comme matrice le spectre lumineux, qui a animé les chantres de l’Abstraction picturale au début du XXe siècle, confrontant tout autant les techniques issues de l’ère numérique que les manipulations argentiques des plus anciennes.
Des piezographies de David Coste aux gommes bichromatées de Mustapha Azeroual, des photogrammes de James Welling aux expérimentations chromogéniques de Philippe Durant et Laure Tiberghien en passant par les cyanotypes de Megahnn Riepenhoff jusqu’aux impressions sur latex d’images internet d’Anouk Kruithof, les artistes rivalisent d’inventivité protocolaire pour développer un nouveau vocabulaire. 

Ainsi surfaces, volumes, espaces et couleurs captés deviennent les sujets, souvent ambigus, de compositions aux rendus abstraits, bien que certaines photographies restent descriptives avec Jesús Alberto Benítez ou renvoient au documentaire chez Karim Kal et Broomberg & Chanarin. D’autres restituent le seul jeu de la lumière, de la chimie et de la matière du support, allant jusqu’à prendre des formes sculpturales ou installatives comme chez Anne Camille Allueva et Sébastien Reuzé. 

Si dès l’origine de la photographie, le motif non figuratif, l’objet méconnaissable, les espaces dépourvus de tout repère sont présents dans la production d’image, les propositions artistiques actuelles manifestent un regain d’intérêt pour ces esthétiques abstraites, mais ambivalentes, ouvrant des perspectives susceptibles de renouveler le genre. 

À travers tout un vocabulaire de formes, mis ici en valeur par une présentation reprenant le cercle chromatique, les artistes développent une réflexion autant sur la notion de réel que sur les mécanismes de production d’image, sur son éventuelle redéfinition, voire sur sa potentielle « sortie ».


Centre photographique d'Ile de France

107, avenue de la République
Cour de la ferme criarde 
77340 Pontault-Combault
contact@cpif.net

2020/09/19

 



Exposition apparatus au Frac Grand Large
Commissaire : Laetitia Legros 

Inauguration samedi 19 septembre 2020 à 18h

Exposition du 19 septembre 2020 au 14 mars 2021
Me-ve, 14h-18h
Sa-di, 11h-19h

Avec les œuvres de : Lawrence Abu Hamdan, Robert Barry, Dominique Blais/Kerwin Rolland, Dirk Braeckman, Dan Graham, Scott King, Isabelle Le Minh, Cheikh Ndiaye, Evariste Richer, Hiroshi Sugimoto

L’exposition « APPARATUS » réunit des œuvres de la collection du Frac Grand Large qui mettent en jeu différents procédés et contextes de création. Écritures, traces et photographies sont des captations d’instants qui aiguisent notre perception. Les œuvres invitent à nous positionner avec notre corps, notre regard et nos pensées vis-à-vis de dispositifs qui font œuvre. Ainsi, « APPARATUS » questionne le recours à l’appareil photographique ou reprographique, son usage, et son rôle actif dans la production d’une image. Mais plus encore, l’exposition propose de considérer l’oeuvre comme un véritable appareil de vision.

 

En représentant le premier appareil photographique numérique dans les mains de son inventeur (Placard, 2015), Isabelle Le Minh dévoile un pan de l’histoire du numérique et amorce cette sélection d’œuvres aux enjeux plastiques tout autant que politiques. Ainsi, l’installation Saydnaya (Ray Traces), de Lawrence Abu Hamdan, ouvre un espace de projection dédié au tracé à partir d’une sélection de dessins réalisés d’après la mémoire de survivants d’une prison syrienne (2017). Des conceptions antagonistes de l’univers sont convoquées par Evariste Richer au travers des marques trouvées sur un photocopieur de l’Observatoire de Meudon. Tandis qu’au centre de l’espace, la sculpture de Dan Graham apparaît comme le pivot et le symbole d’une relation à l’oeuvre où se réfléchit le mouvement des autres corps et notre propre perception.

 

Les œuvres de l’exposition apparaissent comme des indices et des fragments d’une histoire qui nous implique. Souvenirs terribles ou impressions ineffables s’incarnent dans des écritures visuelles et poétiques qui renouvellent les sujets dans leur matérialité même : la photographie pour Dirk Braeckman et Hiroshi Sugimoto, la peinture pour Cheick Ndiaye, le graphisme pour Scott King, le texte pour Robert Barry ou les enregistrements sonores pour Dominique Blais et Kerwin Rolland. En modulant l’intensité des images, ces œuvres nous invitent à expérimenter différentes manières de voir. Les recherches formelles des artistes accompagnent une réflexion sur le temps présent et son épaisseur historique.


FRAC Grand Large — Hauts-de-France
503 Avenue des Bancs de Flandres
59140 Dunkerque
info@fracnpdc.fr

2020/07/04





Exposition / Exhibition Cristal réel, after Alfred Ehrhardt 
Alfred Ehrhardt Stiftung, Berlin


Commissaire / Curator : Sonia Voss

Inauguration Sa. 26.06.2020, 11 am  - 6 pm

Exposition du 26.06 au 06.09.2020
du mardi au dimanche, de 11 à 18h
Exhibition from  26.06 - 06.09.2020
from Tuesday to Saturday, from 11 am to 6 pm 


Isabelle Le Minh’s first solo exhibition in Germany stems from an invitation extended by the Alfred Ehrhardt Foundation to develop another instalment of her long-term project ‟After Photography,” in which she reinterprets the œuvres of seminal figures of photography, drawing upon the work of Alfred Ehrhardt.

Le Minh took an especial interest in Ehrhardt’s photographs of crystals and minerals from 1938-39. The relationship between volume and light as well as the effects of transparency and diffraction with which Ehrhardt is playing masterfully in these photographs produce a remarkable synthesis of his musical education, his studies at the Bauhaus, and his readings in German Naturphilosophie.

In the series Kristallklar, Le Minh juxtaposes Ehrhardt’s negatives – showing their original flaws as well as Ehrhardt’s retouching process – with landscapes of the crystals’ regions of origin found in the internet. She reveals the photograph as an elaborated image, the result of a series of intentional operations, and plays with the ambivalent nature of photography, which is at once documentation and subjective construction.

Cristallogrammesis a series of photograms resulting from small, abstract constructions assembled out of photo archiving materials and placed on light-sensitive paper. The products of this process bear a striking resemblance to Ehrhardt’s crystals and remind us that photographs also act as traps.

Two works complete the exhibition:Épitrope, a re-visioning of Ehrhardt’s Épidote, and Silber, a tautological work that superposes the image of a silver nugget onto a background of silver-plated paper.

Le Minh also selected several of Ehrhardt’s crystals and minerals to be exhibited as modern prints alongside her work. Together with a showcase of vintage prints, presented with their negatives on glass and printing specifications, they shed light on the foundation’s dual mission: the conservation of Ehrhardt’s archive and the transmission of his oeuvre for re-visioning by researchers and artists.

Alfred Erhard Stiftung Berlin
Auguststr. 75
10117 Berlin

GERMANY

2019/12/01


Exposition NOT THE END au CRP Douchy-les-Mines
Commissaire : Muriel Enjalrean

Inauguration samedi 7 décembre 2019 à 12h30

Exposition du 7 décembre 2019 au 1er mars 2020
Ma-ve, 13h-17h
Sa-di, 14h-18h


Ingénieur de formation et diplômée de l’École Nationale de la Photographie d’Arles, Isabelle Le Minh place depuis ses débuts l’histoire de la photographie au coeur de sa pratique artistique : elle en revisite les usages et les figures tutélaires, questionne ses évolutions techniques et théoriques. Ses diverses approches – détournements de sens, tautologies, fausses appropriations… – témoignent de son érudition comme de son humour.



Le Minh s’est récemment rendue à Rochester, au Nord de l’état de New York. La ville, siège historique de la firme Kodak fondée par George Eastman en 1892, abrita longtemps une industrie florissante, celle de la production de films photographiques et cinématographiques. Concurrencée par les nouvelles technologies, la célèbre marque connut ensuite un déclin progressif, jusqu’à déposer le bilan en 2012. Elle appartient à ce qu’on appelle désormais l’« anté-numérique » et la ville, avec ses rares usines restantes, porte les stigmates de cette chute. Mais le fantôme de l’inventeur plane toujours : les vues urbaines de la série Traumachrome, initialement analogiques et en noir et blanc, se sont chargées au cours de leur traitement numérique d’une présence spectrale. Saturées de couleurs – celles-là même qui firent la gloire du procédé Kodachrome –, elles sont mystérieusement parasitées par une trame rappelant les accidents techniques qui, aux origines de la photographie, favorisaient la croyance des spirites. Doubles expositions involontaires ou plaques mal nettoyées faisaient alors apparaître à qui voulaient bien les voir les visages et les silhouettes de défunts. Ici, c’est dans le bruit généré par le scanner que se manifeste la présence post-mortem de l’inventeur de Rochester.

2019/10/01

Isabelle Le Minh : La présence parfaite est l’absence parfaite, after James Lee Byars, bois de Hinoki, velours, 2019



                       

Exposition ECOUTER LA NATURE à The Terminal, Kyoto 
à l'occasion de la Nuit Blanche à Kyoto

Commissaire : Charlotte Fouchet-Ichii

Inauguration samedi 5 octobre 2019 à 14h00

Exposition du 4 au 14 octobre 2019, 9h-18h

A l’image de la Nuit Blanche qui se déroule à Paris le 5 octobre prochain, la ville de Kyoto organise chaque année avec l’Institut français du Japon Kansai Nuit Blanche Kyoto. Un pont original entre les deux villes jumelées, leurs artistes et les publics pour une nuit de programmation et de performances dans plus de 26 lieux de l’ancienne capitale impériale.


La Villa Kujoyama et ses lauréats vous donnent rendez-vous cette année à The Terminal KYOTO pour cet événement majeur de la scène contemporaine franco-japonaise. Sous le thème de la Nuit Blanche 2019 « dialogue » et avec le surtitre « ecouter la nature… », 13 actuels et anciens lauréats de la Villa Kujoyama seront exposés sur une période de 10 jours, du 4 au 14 octobre 2015 avec une programmation inédite le 5 octobre à l’occasion de cet événement annuel incontournable. Parcours olfactif, atelier culinaire et performance dansée seront en écho avec l’exposition « ecouter la nature… » ouverte pour l’occasion jusqu’à 22h.
Avec les lauréats : Benjamin Bertrand (Danse), Hugo Capron (Arts plastiques), Marion Delarue (Métiers d’art), Mimosa Echard (Arts Plastiques), Isabelle Le Minh (Photographie), Luz Moreno & Anais Silvestro (Gastronomie), Laurel Parker & Paul Chamard (Métiers d’art), Daniel Pescio (Parfum), Samy Rio (Design), Martine Rey (Métiers d’arts), Mylinh Nguyen (Métiers d’art) en collaboration avec Pablo Salain et Ko Yamazaki.

A  cette occasion j'ai présenté une sculpture et une installation photographique :